• LE CERVEAU DE L'ENFANT : COMPRENDRE POUR INTERVENIR

    LE CERVEAU DE L'ENFANT: COMPRENDRE POUR INTERVENIR
     
     
    COURRIER DE PORTNEUF
    MERCREDI 1ER MARS 2017
    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE
    GENEVIÈVE LAPOINTE
    PSYCHOLOGUE
    genevievelapointepsychologue@videotron.ca
     
     
    LE CERVEAU DE L'ENFANT: COMPRENDRE POUR INTERVENIR
     
    Il est passionnant d'en apprendre sur le fonctionnement du cerveau, organe central du corps humain lié autant aux fonctions physiques que psychologiques. Les recherches scientifiques des dernières années ont mis en lumière l'extraordinaire plasticité du cerveau tout au long de la vie. Cela veut dire que que les connexions entre les neurones se créent en fonction des expériences vécues. Ainsi, le milieu dans lequel nous baignons ou les relations que nous avons influencent l'architecture de notre cerveau. Comme nous savons qu'un enfant a besoin d'apprendre à gérer ses émotions, il devient très intéressant de considérer que pour susciter chez son enfant ces nouvelles connexions si utiles au contrôle émotionnel, un parent peut concrètement y participer en s'appuyant sur ces recherches. Il lui suffit de connaître quelques rudiments de base pour mieux intervenir.
     
    Rappelons que le cerveau est divisé en deux hémisphères: l'hémisphère droit et le gauche. Chacun occupe des fonctions précises. Le gauche fonctionne de manière logique, linéaire et est porté sur les détails. Le droit est émotionnel et utilise une vision d'ensemble. Pour que nous fonctionnions bien, il est impératif que les deux hémisphères collaborent ensemble en se communiquant de l'information. C'est un défi quotidien: lorsqu'il y a une activation émotionnelle (dans l'hémisphère droit) chacun sait que ce n'est pas nécessairement facile de réfléchir de manière sensée (avec l'hémisphère gauche). Selon nos tendances personnelles, certains seront plutôt rigides en coupant l'intensité des sentiments, d'autres seront envahis et débordés par la vague émotionnelle. Imaginez maintenant un petit enfant qui vit une déception: comme celle de ne pas avoir un bon biscuit au chocolat avant le souper! Il est alors évident qu'il ne peut parvenir seul à comprendre son monde interne et y mettre un capitaine à bord! D'autant plus que le cerveau n'atteint pas sa pleine maturité avant l'âge de 25 ans!
     
    C'est au moment d'une tension émotionnelle que le parent (ou le professeur ou le grand-parent) peut faire la différence pour aider l'enfant à se contrôler mais aussi pour faire gagner en maturité son cerveau qui profitera de cette occasion pour créer de nouvelles connexions entre ses neurones. Pour ce faire, il faut que le parent reste calme et se connecte aux émotions de l'enfant afin que celui-ci se sente compris. Il doit se mettre sur la même longueur d'onde. Il utilisera des expressions faciales, un ton de voix qui traduisent la compassion et la tendresse. Il accueillera l'émotion de l'enfant sans la juger ou argumenter. Une petite caresse dans le dos peut aussi soutenir sa présence bienveillante. L'enfant devrait se calmer progressivement. Ce n'est que lorsque le calme sera atteint que la discussion avec l'enfant sera possible. Pour reprendre notre exemple, l'enfant pourrait accepter un compromis au biscuit et y trouver son compte!
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