• COURRIER DE PORTNEUF

    MERCREDI 12 DÉCEMBRE 2018

    Une perfide moyenne

    Une perfide moyenne

     

     

    C’est au début du 19e siècle, qu’Adolphe Quételet, mathématicien, révolutionne les idées de l’époque sur l’étude du comportement humain. Comme homme de sciences exactes, il sait qu’il faut prendre plusieurs mesures pour obtenir un résultat le plus fidèle possible à la réalité. Chacune de ces mesures contient inévitablement une part d’erreur que l’on appelle « erreur de mesure ». Si l’on fait la moyenne des mesures, on diminue automatiquement l’erreur de mesure. La moyenne devient alors une valeur qui s’approche de la vérité. Quételet a l’idée d’appliquer cette méthode aux sciences humaines et de prendre diverses mesures de l’homme tant au plan physique (grandeur, poids) qu’au plan social (l’âge du mariage, la quantité de pauvres, le nombre d’incidents criminels, le niveau d’éducation, etc.) et d’y établir une moyenne. Il vient alors de créer littéralement « la théorie de l’individu moyen ». Son raisonnement l’amène à penser que toute personne devrait souhaiter tendre vers la moyenne car cela est un gage de perfection. Quételet a eu une grande influence sur les dirigeants de l’époque et leurs décisions. Ceux-ci avaient la conviction d’enfin comprendre l’être humain.

    Peu de temps après, Francis Galton, lui aussi mathématicien, apporte un point de vue différent: la moyenne dans un groupe traduit bel et bien le portrait de ce groupe, mais il est souhaitable pour un individu de se distinguer de cette moyenne pour se situer au-delà de celle-ci et ainsi tendre vers une certaine supériorité. Selon la vision de Galton, l’individu est placé dans un rapport de rang et devrait espérer être parmi les meilleurs.
    Aujourd’hui, notre société est encore sous l’emprise de l’évaluation par rapport à la moyenne au détriment de l’individu dans son unicité et sa spécificité. Ce concept est si imprégné dans notre fonctionnement qu’il apparait normal et allant de soi. Pensons aux examens d’admission des écoles secondaires ou aux critères d’embauche des entreprises. On recherche ici un profil particulier qui est défini par rapport à la moyenne. Il s’est avéré que cet exercice de sélection n’est pas exempt d’erreurs puisqu’il échappe des candidats dotés d’un haut potentiel mais qui avaient un parcours plus singulier, en l’occurence non recherché.

    Certaines personnes pensent qu’elles vont bien connaître un candidat qui se soumet à un test, à la seule lumière de ses résultats. Or, puisque l’humain est complexe, qu’il peut évoluer dans le temps et qu’il est sensible à son environnement, il serait probablement plus juste de conclure que le test cerne certains aspects de l’individu mais qu’il a une portée limitée. Il ne faut pas réduire l’évaluation d’une personne à un résultat unique de test, il faut aussi pouvoir la connaître à travers son originalité, sa richesse et son potentiel.

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  • PSYCHO-POP
    PAR CAROLYN RICHARD
     
    LES BIENFAITS DE LA ZOOTHÉRAPIE
     
    Après avoir travaillé longtemps en informatique, Sylvie Gravel avait besoin de venir en aide aux autres. on amour des animaux l'a donc poussée à devenir zoothérapeute. Elle nous explique comment la zoothérapie peut aider à améliorer notre qualité de vie.
     
    Sylvie, qu'est-ce exactement que la zoothérapie?
     
    C'est une thérapie qui favorise l'implication d'un animal domestique auprès d'une personne souffrant de troubles mentaux, physiques ou même sociaux. La zoothérapie est souvent associée aux personnes âgées, alors qu'elle s'adresse à un large public. On peut intervenir auprès d'un enfant qui manque d'estime de soi ou qui a des troubles d'apprentissage, ou encore auprès d'un adulte en perte d'autonomie. On peut aussi briser la solitude d'une personne âgée et même aider un enfant autiste à améliorer ses habiletés sociales. C'est un grand travail d'équipe, car la zoothérapie fonctionne en collaboration avec la famille du patient, les professionnels de la santé et, bien sûr, les animaux.
     
    En quoi ces interventions peuvent-elles aider une personne atteinte d'Alzheimer?
     
    Ça va l'aider pour la réminiscence: autrement dit, la zoothérapie aide à travailler la mémoire et à garder les acquis côté famille. Quel est le rôle de l'animal? L'animal intervient de deux façons. D'abord, par sa présence, car beaucoup de gens aiment interagir avec un animal. Ça peut être très simple, comme aller marcher avec celui-ci. Ensuite, un animal stimule la motricité; par exemple, dans le cas d'une personne âgée, je lui demande de récompenser l'animal avec une gâterie, ce qui lui fait travailler sa motricité.
     
    Et avec les enfants autistes, comment pouvez-vous intervenir?
     
    L'univers des autistes est très particulier. Ces enfants ont souvent du mal à entrer en relation avec les gens. Grâce à la zoothérapie, ils entrent tranquillement en relation avec l'animal, ce qui développe leurs habiletés sociales et crée de belles interactions. J'ai souvent été témoin de beaux moments, où un enfant autiste discutait plus avec l'animal qu'avec ses propres parents.
     
    En zoothérapie, est-ce seulement les chiens qui sont de bons intervenants?
     
    Non, il y a aussi les chats, les oiseaux et même les furets. Mais, personnellement, je préfère les chiens. J'ai appris le langage de l'animal, et je travaille en usant de douceur et de respect autant avec mes clients qu'avec mes chiens, Copain et Spark.
     
    Est-ce qu'un traitement de zoothérapie coûte cher?
     
    La Corporation des zoothérapeutes du Québec suggère un tarif de 50 à 80 $ pour une séance d'une heure, mais l'expérience du professionnel et la difficulté du cas peuvent faire varier le prix. Il est très important d'observer la chimie entre le client, le zoothérapeute et l'animal, car c'est la base d'une bonne thérapie.
     
     

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    PSYCHO POP

    PAR CAROLYN RICHARD

     

    9 BONNES RAISONS DE CONSULTER UN PSY

     

    Que ce soit à la suite d'une épreuve ou simplement parce qu'on souhaite se comprendre davantage, on peut ressentir le besoin de consulter un psychologique. Voici quelques signes qui peuvent indiquer qu'on aurait tout à gagner à consulter!

     

    1- L'HÉSITATION NOUS HANTE

     

    L'hésitation peut devenir maladive, par exemple, lorsqu'on n'arrive pas à entretenir une relation avec quelqu'un sans s'interroger constamment. Si une situation ou un simple événement du quotidien laisse place à des réflexions ou à des analyses qui n'en finissent plus et qui ne mènent nulle part, consulter est alors important si l'on veut continuer d'avancer dans la vie.

     

    2- SITUATION DE SABOTAGE OU D'ACTE MANQUÉ

     

    Vous aviez une entrevue professionnelle très importante un bon matin,  mais la veille vous avez oublié de programmer votre réveil? Ou vous rencontrez l'amour de votre vie et vous perdez son numéro de téléphone? Ces  actions ne sont pas nécessairement causées parce que vous êtes distrait: elles peuvent représenter un désir refoulé que vous ne réussissez simplement pas à exprimer  consciemment. Un psychologue serait en mesure d'explorer avec vous ces rendez-vous manqués afin de comprendre vos craintes et ce que votre inconscient tente de vous dire.

     

    3- S'ENTÊTER À PROLONGER DES SITUATIONS NÉFASTES

     

    Si vous vous retrouvez constamment impliqué dans des situations désespérées et que vous ne réussissez pas à vous en sortir -- par exemple, une relation amoureuse condamnée à l'échec dont vous êtes incapable de vous détacher --, c'est une alarme. Vous risquez ainsi d'attendre toute votre vie la reconnaissance d'un amoureux, d'un parent, d'un ami ou de toute autre personne en vain. Il faut absolument tourner la page devant de telles relations malsaines, car elles vous empêcheront de vivre et de vous épanouir.

     

    4- DOULEURS PHYSIQUES

     

    Il arrive fréquemment qu'une douleur qui se manifeste physiquement -- migraine, crise d'angoisse, douleur au ventre, etc. -- soit liée directement à une souffrance psychologique récurrente. Si, par exemple, une crise d'angoisse se déclenche sans que vous en connaissiez la raison, c'est une alerte! Restez à l'écoute de votre corps, car ce dernier révèle très souvent un problème inconscient qui nécessite un traitement.

     

    DÈS QUE LE BESOIN DE CONSULTER SE FAIT SENTIR, IL NE FAUT PAS HÉSITER À LE FAIRE SI ON SOUHAITE REPRENDRE LE CONTRÔLE DE NOTRE VIE.

     

    5- L'ÉPREUVE DU TRAUMATISME PERSONNEL

     

    Qu'il s'agisse d'un abus sexuel, d'un grave accident ou d'un deuil important, un traumatisme majeur nécessite très souvent l'intervention d'un professionnel afin d'arriver à passer au travers. Alors, dès que le besoin de consulter se fait sentir, il ne faut pas hésiter à le faire si on souhaite reprendre le contrôle de notre vie.

     

    6- QUAND LE DOUTE S'INSTALLE

     

    Si vous mettez constamment en doute vos propres capacités autant sur le plan amoureux que sur le plan professionnel, ça risque de devenir un véritable handicap dans votre vie, au point où vous manquerez tellement de confiance en vous que vous vous sentirez incapable de réussir et deviendrez défaitiste. Si vous ressentez ce sentiment de culpabilité devant des échecs, ça risque de prendre de l'ampleur, alors il faut y voir.

     

    7- BESOIN DE PARTIR À LA DÉCOUVERTE DE SOI

     

    Un thérapeute, un psychologue ou un psychiatre peut nous aider quand on vit un mal-être. Cependant, avant d'entreprendre une thérapie, il faut à la base en ressentir le besoin, avoir envie de partir à la découverte de soi et avoir la curiosité de découvrir ses désirs dans l'inconscient. Parfois, entamer une thérapie peut aussi simplement être fondé sur l'envie de se connaître et de se comprendre au plus profond de soi-même.

     

    8- ATTENTION AUX SAUTES D'HUMEUR

     

    Passer rapidement de la tristesse à un niveau d'excitation ou de joie intense et inexpliquée, et ce, de façon répétitive, est probablement un signe important qu'une rencontre avec un thérapeute serait de mise. Très souvent, les sautes d'humeur sont jumelées à un malaise psychique et elles peuvent devenir incontrôlables au point où on pourrait les confondre avec un trouble de la personnalité.

     

    9- REVIVRE TOUJOURS LES MÊMES ÉCHECS

     

    On entend très souvent des gens dire qu'ils répètent des "patterns" ou qu'ils vivent une situation d'échec de façon répétitive. C'est le genre de mécanisme qu'on remarque souvent devant l'échec amoureux. On peut avoir la manie d'être toujours attiré par le même genre de personne nocive pour nous ou encore on peut exprimer une jalousie malsaine ou une dépendance affective intense envers l'être aimé. Ça peut aussi être un échec professionnel qui se répète. Peu importe la situation, vivre à répétition le même échec est alarmant et consulter serait une belle façon d'y remédier.

     

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    Être parent: entre accompagnement et autorité

    Photo de Geneviève Lapointe

    Geneviève Lapointe

    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

    Courrier de Portneuf

    Le mardi 13 novembre 2018, 10h56

     

    Être parent: entre accompagnement et autorité

      

    Être parent: entre accompagnement et autorité

    Je m’intéresse, dans cette chronique, à la relation très particulière entre un parent et son enfant. J’affectionne spécifiquement ce thème puisque qu’il n’y a plus de preuve à faire pour démontrer la grande influence, bonne ou mauvaise, qu’ont les parents sur leurs enfants qui deviendront à leur tour des adultes et éventuellement des parents. C’est ainsi que la transmission intergénérationnelle des problèmes peut s’opérer à moins que des prises de conscience apportent des changements de comportements de la part des parents. Et parfois, ce sont des petites conscientisations sans grandes révolutions qui produisent un changement bénéfique pour l’évolution de l’enfant.

    Dans l’examen de cette question, j’émets certaines lignes directrices qui doivent s’adapter à chaque parent, à chaque contexte éducatif et à chaque réalité familiale. L’idée est d’offrir son temps à l’enfant en y trouvant du plaisir et non pas de le faire simplement par devoir. Aussi, précisons que l’objectif parental n’est pas d’être parfait. La perfection, lorsqu’elle est recherchée, n’est qu’une défense employée par le parent. Cette défense est exclusivement au service du narcissisme parental plutôt que dirigée à construire son enfant. Au lieu de viser la perfection, il faut chercher à être suffisamment bon, ni plus ni moins. Cela introduit la possibilité pour le parent de s’amender, de se questionner sur ses pratiques parentales avec confiance et ouverture.

    Je parlais de relation particulière entre un parent et son enfant en ce sens que peu d’autres contextes relationnels amènent autant le parent à incarner les deux positions d’apparence opposées nécessaires à la relation. D’égale importance entre elles, on trouve d’abord la fonction de guide qui permet de se montrer accessible et stimulant pour l’enfant. Ensuite, la fonction d’autorité qui encadre les comportements de l’enfant et qui a pour effet de lui indiquer les limites tout en lui prodiguant un effet rassurant.

    Concrètement, guider un enfant c’est, entre autres choses, de prendre le temps d’entrer en contact avec lui, de le regarder dans les yeux, d’être attentif à son langage corporel. C’est de traduire en mots ce qui le touche positivement ou négativement (ex. lui dire: « Tu n’aimes pas que je te fasse des blagues. C’est correct, je vais faire attention »). L’aider à découvrir ses intérêts en lui permettant d’expérimenter (ex. bricoler, observer les diverses formes et consistances de la neige, jouer à un sport avec lui). Le soutenir et l’encourager à se dépasser. Par ailleurs, être la figure d’autorité c’est limiter et sanctionner au besoin son enfant avec fermeté et douceur.

    Je pense qu’il faut un savant mélange de ces deux composantes pour produire un résultat bénéfique et unique: un enfant avec une force de personnalité qui peut s’exprimer par des rires, des projets, de la créativité mais aussi une autonomie, une persévérance et une capacité à respecter les autres.

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  • La jalousie amoureuse

    COURRIER DE PORTNEUR

    Le mercredi 10 octobre 2018 

     

    La jalousie amoureuse

      

    La jalousie amoureuse

    Par Geneviève Lapointe

    Psychologue, Centre de santé Neuville

    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

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    Lors d’une soirée en couple, un homme qui discute poliment et de manière agréable avec une femme autre que la sienne peut stimuler chez sa propre femme un désir de se rapprocher de lui. En effet, le regard de sa femme qui voit l’homme qu’elle aime avec les mêmes yeux des premiers moments constate qu’il est un homme libre de s’entretenir avec d’autres femmes. Cet événement attise son désir car elle pense au rapprochement qu’ils auront à la fin de la soirée et au fait qu’elle parviendra à retenir le regard de son amoureux sur elle. Elle ne se sent pas menacée par la présence d’une rivale: elle croit que son conjoint peut se détourner d’elle pour parler avec quelqu’un puis revenir vers elle. Cette femme ne se sent pas mise de côté. On parle alors d’une « jalousie saine » qui a une valeur aphrodisiaque. Il n’y a aucune conséquence négative pour les partenaires puisqu’elle est légère et ludique. En d’autres circonstances, malheureusement, la jalousie est un problème nocif pour la pérennité du couple ou même la sécurité des partenaires.

    Le jaloux maladif est une personne qui a peur, avant tout, de perdre l’autre. Il anticipe que cette perte est imminente et imagine facilement des scénarios qu’on cherche à lui cacher pour parvenir à cette fin. Il devient à l’affût de tous mots ou signes qui sortent de l’ordinaire pour débusquer l’infidélité. Il arrive très mal à être rassuré par son partenaire, même si celui-ci est honnête. La suspicion est constante et les comportements peuvent devenir de plus en plus contrôlants. La relation d’emprise s’installe et devient le mode opératoire du couple sous l’impulsion du jaloux. Cela peut même aller jusqu’à ce que le jaloux coupe les relations de son partenaire avec les autres. Aussi, il n’est pas rare de voir des crises de jalousie devant son partenaire qui arrive à trouver du plaisir dans des activités en son absence. De plus, le jaloux n’accepte pas que son partenaire soit occupé lorsqu’il a envie de le voir. En somme, il n’arrive pas à tolérer les petits moments de désaffection normaux dans sa relation. Pour lui, il faut que la vie se déroule comme il le souhaite mais cela est évidemment impossible. La seule manière qu’il a trouvée pour « composer » avec la réalité est de penser que son conjoint est fautif de se détacher de lui et qu’il ne mérite pas cela. C’est l’autre qui a tort.

    La première chose à faire pour régler ce problème est de prendre conscience de sa jalousie tout en acceptant que l’autre n’y est pour rien. Ensuite une consultation professionnelle sera nécessaire pour comprendre les causes profondes de la carence affective à la base de ce problème et retrouver confiance en soi.

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    Les multiples visages de la violence

     

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    Les statistiques parlent d’elles-mêmes. L’institut de la statistique du Québec démontre en 2006-2007 que 10,4% des femmes ont subi de la violence de la part de leur conjoint au cours des deux dernières années. Parmi ces femmes, 25% diront que la violence a été perpétrée pendant la grossesse. Les hommes ne sont pas en reste: en 2014, 6,2% d’entre eux ont été victimes de violence de la part de leur partenaire au cours des cinq dernières années. Chez les jeunes, dans une étude datant de 2010-2011, 30,5% ont reconnu avoir vécu de la violence au cours de la dernière année dans une relation amoureuse. La violence dans les relations amoureuses est donc bien présente. Cependant, tant l’agresseur que la victime emploieront souvent la voie du déni pour ne pas voir la réalité. La présente chronique nommera les catégories de violence en illustrant le tout avec des exemples. Car être informé est le premier pas vers une prise de conscience d’un problème tant pour les victimes, que pour les proches et les intervenants.

    La violence physique est la plus connue et la plus apparente de par les séquelles potentiellement visibles. Elle débute souvent de manière progressive avec des bousculades, des tapes, mais s’intensifie avec des coups de pieds, de poings, des brûlures, des étouffements ou par l’usage d’objets contondants qui peuvent même aller jusqu’à provoquer des limitations fonctionnelles.
     

    La violence psychologique est, dit-on, la plus blessante et ardue à supporter. Elle se manifeste insidieusement par de la manipulation, de la disqualification et de l’intimidation au moyen d’insultes, d’infantilisation et de dénigrement des qualités personnelles, sociales ou professionnelles. Il s’ensuit une humiliation qui fait perdre la confiance en soi et qui provoque un sentiment de dévalorisation.

    La violence sexuelle consiste à exiger des activités sexuelles sans le consentement de l’autre. Elle peut se faire sans l’usage de la violence physique et elle peut même être présente au sein des couples. Les rapports sexuels imposés en sont un exemple, tout comme les caresses obligées.

    La violence sociale se manifeste en isolant une personne de sa famille, de ses amis, de ses collègues de travail. Cette stratégie vise à rendre l’autre de plus en plus démuni et impuissant devant la violence. La surveillance de l’autre et la séquestration en sont des exemples typiques notamment chez les gens jaloux et possessifs.

    La violence financière consiste à faire dépendre financièrement une personne envers son conjoint. Les décisions du ménage concernant l’argent et les biens restent sous l’emprise du conjoint violent. Ce comportement peut aller jusqu’à la dilapidation des biens de l’autre.

    Enfin, la violence administrative, quant à elle, est la confiscation de documents importants qui empêche l’un des conjoints de quitter la maison (passeport, cartes d’identité, diplômes, carnet de santé des enfants).

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    PSYCHO POP
    PAR STÉPHANIE LÉONARD

    AU SECOURS, JE MANQUE DE MOTIVATION!

    Pour développer sa forme physique ou pour manger plus sainement, on doit faire preuve de motivation. Malheureusement, il arrive souvent qu'elle nous fasse défaut... Suivez nos recommandations pour maintenir votre inspiration au sommet!

     

    CRÉER LES CONDITIONS GAGNANTES

    Avant même de penser à se motiver, on doit s'assurer de mettre en place des conditions favorables à l'atteinte de nos objectifs. La motivation requiert d'être disponible, tant physiquement que mentalement, afin d'être en mesure d'y mettre les efforts nécessaires. Si, par exemple, on traverse une période de stress, il sera forcément plus ardu de nous motiver à faire quoi que ce soit. Ainsi, prendre soin de sa santé, de son sommeil, de son moral et de soi en général permet d'avoir davantage d'énergie et... de motivation!

     

    PRÉCISER SON OBJECTIF

    Il est essentiel de déterminer le but qu'on souhaite atteindre, et pour le réaliser...

    . ...notre objectif doit être réaliste. Par exemple, si je veux courir un marathon, mais que j'ai un problème chronique au dos, il est peu probable que j'atteigne mon objectif.

    . De la même manière, afin que notre but soit réalisable, on doit se donner du temps. Si mon objectif est de perdre 50 lb en trois mois, je risque d'être démotivée, en réalisant que je n'y arriverai pas.

    . La motivation nécessite également un engagement. Afin d'augmenter nos chances de réussite, on doit faire de notre objectif une priorité.

    . Enfin, il est plus facile de se sentir motivées si on donne un sens à nos efforts.

    . Au-delà des résultats, si l'objectif qu'on se fixe correspond à nos valeurs et à nos priorités, la motivation sera au rendez-vous.

     

    6 STRATÉGIES POUR ATTEINDRE SA CIBLE

    1 Être précis. Cela favorise notre engagement et nous motive à continuer. Par exemple, l'objectif d'économiser de l'argent est vague, tandis que celui de mettre 50$ de côté par semaine est concret et motivant.

    2. Établir plusieurs petits objectifs. Avoir des buts à cour terme qui nous aident à atteindre notre objectif favorise la motivation. C'est plus encourageant que d'avoir des buts que nous mettrons beaucoup de temps à atteindre.

    3. Prévoir les obstacles possibles. Si on est bien préparées aux obstacles potentiels, il y aura davantage de chances de les surmonter s'ils surviennent.

    4. Se récompenser au fur et à mesure. Si notre renforcement positif repose uniquement sur l'atteinte de notre but à long terme, on risque de se décourager.

    5. Prendre des notes. Inscrire nos objectifs et notre progression peut nous aider à rester motivées. Que ce soit en tenant un journal de bord ou en collant des bonshommes sourires dans notre agenda, on constatera mieux nos efforts.

    6. Impliquer nos proches. Recevoir leurs encouragements peut être une source de motivation très importante.

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  • Chronique Psychologie

     

     

    Publié par: Courrier de Portneuf

    Le: 14 août 2018

    Dans: Psychologie

     

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    S’estimer

    Qui n’a pas entendu parler ces dernières années du fameux concept d’estime de soi! Que d’articles et de thèmes de revues y sont allés avec leurs solutions pour se bâtir une bonne estime de soi. Mais y a-t-il vraiment des trucs universels? Les consommateurs de recettes aiment qu’on leur laisse entendre que les avenues sont faciles à emprunter et sont à la portée de tous. Mais l’estime de soi est un état de vie qui se construit. J’aimerais que cette chronique vous amène à comprendre comment l’estime de soi se bâtit et s’entretient en y mettant temps et volonté.

    En d’autres mots, une estime de soi bien développée amène à apprécier suffisamment la personne que nous sommes et à avoir confiance en ses propres moyens. Elle permet assurément de reconnaître ses limites sans se sentir diminué pour autant. J’en profite pour souligner que l’objectif n’est pas d’avoir une estime de soi absolue, ce qui serait utopique, mais plutôt d’avoir une estime suffisamment bonne et fondée pour bien fonctionner et se respecter soi-même.
     

    L’estime de soi ne se déploie pas par les résultats, mais plutôt par les efforts mis pour se dépasser et s’accomplir. Si nous voulons que notre estime personnelle soit solide pour affronter les aléas de la vie, il est souhaitable de respecter les trois éléments énumérés précédemment: soit de s’entourer de gens qui nous veulent du bien, de faire des activités qui sont significatives pour soi et enfin, de mettre en place des moyens pour atteindre nos objectifs. Aussi, la personne qui diversifie ses relations et ses champs d’intérêt a plus de chance de bien s’en sortir si elle échoue dans un d’eux puisqu’elle peut s’appuyer sur ses autres relations et intérêts pour conserver un certain équilibre dans son estime de soi. À chacun de jouer!

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  • Chronique Psychologie

     

    Pour en finir avec la procrastination.


    Publié par: Courrier de Portneuf

    le: 16 juillet 2018

    dans: Psychologie 

     

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    La chronique du mois dernier traitait de la procrastination. Aujourd’hui, il sera question des moyens à employer pour en finir avec celle-ci. Pour y arriver, il faut d’abord comprendre qu’une personne ressent une responsabilité devant une tâche qui lui incombe. Lorsque cette responsabilité est lourde, certaines personnes reportent à plus tard en pensant se soustraire à leur responsabilité. Dans les faits, si on y réfléchit bien, il est impossible de s’y soustraire, car la responsabilité est un fait qui continue d’exister indépendamment de notre volonté. C’est plutôt ce que l’on fait avec cette responsabilité qui apportera soit un sentiment de culpabilité, soit un sentiment d’accomplissement et de fierté. À partir de ce constat, il n’en tient qu’à chacun de décider du sens qu’il souhaite donner à son sentiment de responsabilité.

    Certains moyens techniques peuvent nous aider à reconnaître les moments de procrastination. Par exemple, écrire les activités qui prennent la place des actions à faire permet de prendre conscience que l’on procrastine lorsqu’elles apparaissent. Ainsi, une personne grignotant ou écoutant la télévision pour éviter une tâche pourra en prendre conscience sur le coup si elle a pris le temps de répertorier au préalable ces activités qui la distraient. Aussi, on a tendance à minimiser les conséquences négatives de la procrastination (ex. sous-estimer le stress, ne pas percevoir la diminution de la qualité d’un travail fait à la dernière minute, etc.). Par conséquent, il est judicieux de documenter avec précision les problèmes occasionnés. Cela aidera assurément à effectuer la tâche. Enfin, il importe d’admettre que d’éventuels mensonges nous servent à excuser le report injustifié d’une tâche si l’on veut vraiment effectuer cette tâche.

    Par ailleurs, il faut favoriser différents principes d’organisation. Par exemple, s’installer dans un endroit propice à la réalisation de la tâche et s’organiser pour ne pas être dérangé. De plus, morceler la tâche en petites étapes pourrait tout d’un coup permettre de l’entrevoir subitement avec moins de lourdeur. De même, estimer le temps requis d’une manière réaliste démystifie la complexité d’une tâche. Enfin, il est de mise de garder en tête que des distractions se présenteront et qu’il faudra y résister. Par exemple, le cousin qui vous invite à la dernière minute.

    Finalement, on peut faire appel à la stimulation de la motivation telle que de se planifier une récompense à la fin de la tâche. Ou demander à un proche de nous encourager à résister aux distractions. En terminant, si derrière la procrastination se cache une peur, comme celle de ne pas réussir, il vaut mieux l’identifier et voir à l’affronter d’abord, pour se donner une chance ensuite de faire la tâche.

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