• La jalousie amoureuse

    COURRIER DE PORTNEUR

    Le mercredi 10 octobre 2018 

     

    La jalousie amoureuse

      

    La jalousie amoureuse

    Par Geneviève Lapointe

    Psychologue, Centre de santé Neuville

    genevievelapointepsychologue@videotron.ca

     

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    Lors d’une soirée en couple, un homme qui discute poliment et de manière agréable avec une femme autre que la sienne peut stimuler chez sa propre femme un désir de se rapprocher de lui. En effet, le regard de sa femme qui voit l’homme qu’elle aime avec les mêmes yeux des premiers moments constate qu’il est un homme libre de s’entretenir avec d’autres femmes. Cet événement attise son désir car elle pense au rapprochement qu’ils auront à la fin de la soirée et au fait qu’elle parviendra à retenir le regard de son amoureux sur elle. Elle ne se sent pas menacée par la présence d’une rivale: elle croit que son conjoint peut se détourner d’elle pour parler avec quelqu’un puis revenir vers elle. Cette femme ne se sent pas mise de côté. On parle alors d’une « jalousie saine » qui a une valeur aphrodisiaque. Il n’y a aucune conséquence négative pour les partenaires puisqu’elle est légère et ludique. En d’autres circonstances, malheureusement, la jalousie est un problème nocif pour la pérennité du couple ou même la sécurité des partenaires.

    Le jaloux maladif est une personne qui a peur, avant tout, de perdre l’autre. Il anticipe que cette perte est imminente et imagine facilement des scénarios qu’on cherche à lui cacher pour parvenir à cette fin. Il devient à l’affût de tous mots ou signes qui sortent de l’ordinaire pour débusquer l’infidélité. Il arrive très mal à être rassuré par son partenaire, même si celui-ci est honnête. La suspicion est constante et les comportements peuvent devenir de plus en plus contrôlants. La relation d’emprise s’installe et devient le mode opératoire du couple sous l’impulsion du jaloux. Cela peut même aller jusqu’à ce que le jaloux coupe les relations de son partenaire avec les autres. Aussi, il n’est pas rare de voir des crises de jalousie devant son partenaire qui arrive à trouver du plaisir dans des activités en son absence. De plus, le jaloux n’accepte pas que son partenaire soit occupé lorsqu’il a envie de le voir. En somme, il n’arrive pas à tolérer les petits moments de désaffection normaux dans sa relation. Pour lui, il faut que la vie se déroule comme il le souhaite mais cela est évidemment impossible. La seule manière qu’il a trouvée pour « composer » avec la réalité est de penser que son conjoint est fautif de se détacher de lui et qu’il ne mérite pas cela. C’est l’autre qui a tort.

    La première chose à faire pour régler ce problème est de prendre conscience de sa jalousie tout en acceptant que l’autre n’y est pour rien. Ensuite une consultation professionnelle sera nécessaire pour comprendre les causes profondes de la carence affective à la base de ce problème et retrouver confiance en soi.

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    Les multiples visages de la violence

     

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    Les statistiques parlent d’elles-mêmes. L’institut de la statistique du Québec démontre en 2006-2007 que 10,4% des femmes ont subi de la violence de la part de leur conjoint au cours des deux dernières années. Parmi ces femmes, 25% diront que la violence a été perpétrée pendant la grossesse. Les hommes ne sont pas en reste: en 2014, 6,2% d’entre eux ont été victimes de violence de la part de leur partenaire au cours des cinq dernières années. Chez les jeunes, dans une étude datant de 2010-2011, 30,5% ont reconnu avoir vécu de la violence au cours de la dernière année dans une relation amoureuse. La violence dans les relations amoureuses est donc bien présente. Cependant, tant l’agresseur que la victime emploieront souvent la voie du déni pour ne pas voir la réalité. La présente chronique nommera les catégories de violence en illustrant le tout avec des exemples. Car être informé est le premier pas vers une prise de conscience d’un problème tant pour les victimes, que pour les proches et les intervenants.

    La violence physique est la plus connue et la plus apparente de par les séquelles potentiellement visibles. Elle débute souvent de manière progressive avec des bousculades, des tapes, mais s’intensifie avec des coups de pieds, de poings, des brûlures, des étouffements ou par l’usage d’objets contondants qui peuvent même aller jusqu’à provoquer des limitations fonctionnelles.
     

    La violence psychologique est, dit-on, la plus blessante et ardue à supporter. Elle se manifeste insidieusement par de la manipulation, de la disqualification et de l’intimidation au moyen d’insultes, d’infantilisation et de dénigrement des qualités personnelles, sociales ou professionnelles. Il s’ensuit une humiliation qui fait perdre la confiance en soi et qui provoque un sentiment de dévalorisation.

    La violence sexuelle consiste à exiger des activités sexuelles sans le consentement de l’autre. Elle peut se faire sans l’usage de la violence physique et elle peut même être présente au sein des couples. Les rapports sexuels imposés en sont un exemple, tout comme les caresses obligées.

    La violence sociale se manifeste en isolant une personne de sa famille, de ses amis, de ses collègues de travail. Cette stratégie vise à rendre l’autre de plus en plus démuni et impuissant devant la violence. La surveillance de l’autre et la séquestration en sont des exemples typiques notamment chez les gens jaloux et possessifs.

    La violence financière consiste à faire dépendre financièrement une personne envers son conjoint. Les décisions du ménage concernant l’argent et les biens restent sous l’emprise du conjoint violent. Ce comportement peut aller jusqu’à la dilapidation des biens de l’autre.

    Enfin, la violence administrative, quant à elle, est la confiscation de documents importants qui empêche l’un des conjoints de quitter la maison (passeport, cartes d’identité, diplômes, carnet de santé des enfants).

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    PSYCHO POP
    PAR STÉPHANIE LÉONARD

    AU SECOURS, JE MANQUE DE MOTIVATION!

    Pour développer sa forme physique ou pour manger plus sainement, on doit faire preuve de motivation. Malheureusement, il arrive souvent qu'elle nous fasse défaut... Suivez nos recommandations pour maintenir votre inspiration au sommet!

     

    CRÉER LES CONDITIONS GAGNANTES

    Avant même de penser à se motiver, on doit s'assurer de mettre en place des conditions favorables à l'atteinte de nos objectifs. La motivation requiert d'être disponible, tant physiquement que mentalement, afin d'être en mesure d'y mettre les efforts nécessaires. Si, par exemple, on traverse une période de stress, il sera forcément plus ardu de nous motiver à faire quoi que ce soit. Ainsi, prendre soin de sa santé, de son sommeil, de son moral et de soi en général permet d'avoir davantage d'énergie et... de motivation!

     

    PRÉCISER SON OBJECTIF

    Il est essentiel de déterminer le but qu'on souhaite atteindre, et pour le réaliser...

    . ...notre objectif doit être réaliste. Par exemple, si je veux courir un marathon, mais que j'ai un problème chronique au dos, il est peu probable que j'atteigne mon objectif.

    . De la même manière, afin que notre but soit réalisable, on doit se donner du temps. Si mon objectif est de perdre 50 lb en trois mois, je risque d'être démotivée, en réalisant que je n'y arriverai pas.

    . La motivation nécessite également un engagement. Afin d'augmenter nos chances de réussite, on doit faire de notre objectif une priorité.

    . Enfin, il est plus facile de se sentir motivées si on donne un sens à nos efforts.

    . Au-delà des résultats, si l'objectif qu'on se fixe correspond à nos valeurs et à nos priorités, la motivation sera au rendez-vous.

     

    6 STRATÉGIES POUR ATTEINDRE SA CIBLE

    1 Être précis. Cela favorise notre engagement et nous motive à continuer. Par exemple, l'objectif d'économiser de l'argent est vague, tandis que celui de mettre 50$ de côté par semaine est concret et motivant.

    2. Établir plusieurs petits objectifs. Avoir des buts à cour terme qui nous aident à atteindre notre objectif favorise la motivation. C'est plus encourageant que d'avoir des buts que nous mettrons beaucoup de temps à atteindre.

    3. Prévoir les obstacles possibles. Si on est bien préparées aux obstacles potentiels, il y aura davantage de chances de les surmonter s'ils surviennent.

    4. Se récompenser au fur et à mesure. Si notre renforcement positif repose uniquement sur l'atteinte de notre but à long terme, on risque de se décourager.

    5. Prendre des notes. Inscrire nos objectifs et notre progression peut nous aider à rester motivées. Que ce soit en tenant un journal de bord ou en collant des bonshommes sourires dans notre agenda, on constatera mieux nos efforts.

    6. Impliquer nos proches. Recevoir leurs encouragements peut être une source de motivation très importante.

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  • Chronique Psychologie

     

     

    Publié par: Courrier de Portneuf

    Le: 14 août 2018

    Dans: Psychologie

     

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    S’estimer

    Qui n’a pas entendu parler ces dernières années du fameux concept d’estime de soi! Que d’articles et de thèmes de revues y sont allés avec leurs solutions pour se bâtir une bonne estime de soi. Mais y a-t-il vraiment des trucs universels? Les consommateurs de recettes aiment qu’on leur laisse entendre que les avenues sont faciles à emprunter et sont à la portée de tous. Mais l’estime de soi est un état de vie qui se construit. J’aimerais que cette chronique vous amène à comprendre comment l’estime de soi se bâtit et s’entretient en y mettant temps et volonté.

    En d’autres mots, une estime de soi bien développée amène à apprécier suffisamment la personne que nous sommes et à avoir confiance en ses propres moyens. Elle permet assurément de reconnaître ses limites sans se sentir diminué pour autant. J’en profite pour souligner que l’objectif n’est pas d’avoir une estime de soi absolue, ce qui serait utopique, mais plutôt d’avoir une estime suffisamment bonne et fondée pour bien fonctionner et se respecter soi-même.
     

    L’estime de soi ne se déploie pas par les résultats, mais plutôt par les efforts mis pour se dépasser et s’accomplir. Si nous voulons que notre estime personnelle soit solide pour affronter les aléas de la vie, il est souhaitable de respecter les trois éléments énumérés précédemment: soit de s’entourer de gens qui nous veulent du bien, de faire des activités qui sont significatives pour soi et enfin, de mettre en place des moyens pour atteindre nos objectifs. Aussi, la personne qui diversifie ses relations et ses champs d’intérêt a plus de chance de bien s’en sortir si elle échoue dans un d’eux puisqu’elle peut s’appuyer sur ses autres relations et intérêts pour conserver un certain équilibre dans son estime de soi. À chacun de jouer!

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  • Chronique Psychologie

     

    Pour en finir avec la procrastination.


    Publié par: Courrier de Portneuf

    le: 16 juillet 2018

    dans: Psychologie 

     

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    La chronique du mois dernier traitait de la procrastination. Aujourd’hui, il sera question des moyens à employer pour en finir avec celle-ci. Pour y arriver, il faut d’abord comprendre qu’une personne ressent une responsabilité devant une tâche qui lui incombe. Lorsque cette responsabilité est lourde, certaines personnes reportent à plus tard en pensant se soustraire à leur responsabilité. Dans les faits, si on y réfléchit bien, il est impossible de s’y soustraire, car la responsabilité est un fait qui continue d’exister indépendamment de notre volonté. C’est plutôt ce que l’on fait avec cette responsabilité qui apportera soit un sentiment de culpabilité, soit un sentiment d’accomplissement et de fierté. À partir de ce constat, il n’en tient qu’à chacun de décider du sens qu’il souhaite donner à son sentiment de responsabilité.

    Certains moyens techniques peuvent nous aider à reconnaître les moments de procrastination. Par exemple, écrire les activités qui prennent la place des actions à faire permet de prendre conscience que l’on procrastine lorsqu’elles apparaissent. Ainsi, une personne grignotant ou écoutant la télévision pour éviter une tâche pourra en prendre conscience sur le coup si elle a pris le temps de répertorier au préalable ces activités qui la distraient. Aussi, on a tendance à minimiser les conséquences négatives de la procrastination (ex. sous-estimer le stress, ne pas percevoir la diminution de la qualité d’un travail fait à la dernière minute, etc.). Par conséquent, il est judicieux de documenter avec précision les problèmes occasionnés. Cela aidera assurément à effectuer la tâche. Enfin, il importe d’admettre que d’éventuels mensonges nous servent à excuser le report injustifié d’une tâche si l’on veut vraiment effectuer cette tâche.

    Par ailleurs, il faut favoriser différents principes d’organisation. Par exemple, s’installer dans un endroit propice à la réalisation de la tâche et s’organiser pour ne pas être dérangé. De plus, morceler la tâche en petites étapes pourrait tout d’un coup permettre de l’entrevoir subitement avec moins de lourdeur. De même, estimer le temps requis d’une manière réaliste démystifie la complexité d’une tâche. Enfin, il est de mise de garder en tête que des distractions se présenteront et qu’il faudra y résister. Par exemple, le cousin qui vous invite à la dernière minute.

    Finalement, on peut faire appel à la stimulation de la motivation telle que de se planifier une récompense à la fin de la tâche. Ou demander à un proche de nous encourager à résister aux distractions. En terminant, si derrière la procrastination se cache une peur, comme celle de ne pas réussir, il vaut mieux l’identifier et voir à l’affronter d’abord, pour se donner une chance ensuite de faire la tâche.

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  • Chronique Psychologie

     

    Publié par: Courrier de Portneuf

    le: 19 juin 2018

    dans: Psychologie Imprimer Courriel

    La procrastination, un soulagement illusoire

     

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    Il peut arriver à tout le monde de différer une action dans le temps et de se dire: « Je le ferai demain, ce ne sera pas dramatique! » Lorsque ce comportement devient systématique et qu’il fait reporter inutilement des tâches malgré des conséquences négatives, il faut alors parler de procrastination. Les gens n’ont généralement pas de difficulté à reconnaitre ce problème mais restent souvent sans moyen pour faire autrement. La procrastination est un faux pli qui peut être corrigé. Commençons d’abord par l’analyser.

    Il faut comprendre que la procrastination est un comportement d’évitement qui ne procure qu’un soulagement temporaire. Par exemple, lorsqu’il est temps de faire sa déclaration de revenus, une femme dont la gestion de ses affaires est source d’anxiété pourrait être tentée de repousser au lendemain cette tâche pénible. Elle n’a pas complètement conscience des émotions activées dans son système limbique au moment où elle remet à plus tard cette tâche. En fait, elle a peur d’être prise au dépourvu et de devoir payer une note salée. Cette émotion suscite un inconfort important et elle conclut que, de toute manière, elle a des obligations plus pressantes. En moins de deux minutes, elle en profite pour lire ses courriels et pour naviguer sur internet à la recherche de certains articles usagés qu’elle voulait acheter. À ce moment précis, un soulagement l’apaise car, effectivement, elle se consacre à autre chose. Mais, celui-ci ne sera que de courte durée car le lendemain, une culpabilité et une honte l’envahiront de ne pas avoir eu le courage d’entreprendre sa déclaration de revenus. Elle cherchera à contrer son sentiment de culpabilité en se disant qu’elle va entreprendre cette tâche dès ce soir…du moins c’est ce qu’elle se dit.

    Voyons maintenant le mécanisme sous-jacent à ce phénomène. La dame vit un malaise qui la déséquilibre et son organisme cherche naturellement à se rééquilibrer. Pour ce faire, le cortex cérébral de la dame s’est mis au service de l’atténuation de l’inconfort mais puisqu’il n’a pas pris en compte la cause de l’inconfort (la peur d’être à découvert financièrement), il a pensé que de soulager rapidement la dame serait la solution la plus profitable pour elle. Il a donc minimisé les impacts négatifs du report de cette tâche, à savoir l’augmentation de son stress. Et pour tenter d’étouffer la culpabilité que la dame pourrait ressentir, il a trouvé une explication assez rationnelle: d’autres actions sont aussi urgentes, celle-là peut donc attendre, et il y a encore du temps pour le faire. Enfin, la dame a non seulement évité momentanément une tâche désagréable mais elle s’est récompensé en s’activant à des recherches sur le web qui l’ont divertie.

    Les stratégies à adopter pour mettre fin à la procrastination seront abordées dans la chronique du mois prochain.

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  • Chronique Psychologie

    Perfection et imperfections

    Voici ce que disait le célèbre physicien et philosophe Stephen Hawking : «Une des lois fondamentales de l’univers c’est que rien n’est parfait. La perfection n’existe tout simplement pas…» Il ajoute : «… sans l’imperfection ni vous ni moi n’existerions». L’imperfection est inhérente à la vie. Plusieurs personnes semblent l’ignorer en poursuivant une quête illusoire de la perfection. La publicité fait écho à cette quête. On nous présente des situations ou des objets parfaits: l’auto parfaite, le gazon parfait, le voyage parfait, etc.


    Certaines personnes vont, par exemple, mettre leur espoir de bonheur dans la possession de tel véhicule qu’ils considèrent non seulement comme l’image de la perfection, mais comme la source de la reconnaissance et de l’envie de l’entourage. Ces mêmes personnes auront une tendance souvent maladive à vouloir un corps à l’image de cette perfection qu’ils ont en tête, un corps mince et athlétique. Ils exigent aussi des vêtements de marque. Dans cette logique, ils n’aimeront pas ressentir une émotion désagréable et feront tout pour se convaincre qu’ils vont bien, dans le but, croient-ils d’apaiser leurs tensions internes. Or, c’est exactement le contraire qui se produit : le refus de l’imperfection ne peut que faire perdurer ces tensions, car ce refus est celui de la vie avec ces moments de faiblesse, ses tristesses, et ses ennuis.


    On retrouve aussi cette quête de la perfection dans la recherche de la personne appelée à partager notre vie. C’est le mythe « du prince charmant ». Lorsque l’on croit l’avoir trouvée, la vie nous dévoile ses «parts manquantes», son imperfection. L’insatisfaction est garantie: le rêve cède la place à la déception. Cette relation idyllique porte en germe, bien des problèmes de couple qui seraient évitables dans l’acceptation de l’imperfection. Il va sans dire que cette acceptation n’exclut en aucune façon la recherche d’une certaine amélioration de soi.


    Par ailleurs, les médias sociaux sont aussi un lieu de la fabrication d’une apparence de perfection. Les images de personnes en situation de bonheur projettent l’idée d’une vie parfaite chez des gens qui semblent tous doués pour le bonheur permanent: photos de voyage, pensée positive du jour, etc. Oui, un monde parfait.
     

    Croire que la perfection est souhaitable et atteignable est un leurre, c’est une création de l’esprit. On ne doit pas simplement imposer des critères à la vie (être mince, riche, intelligent, etc.), il faut se laisser surprendre par elle. La réalité n’obéira jamais aux dogmes de «la perfection», elle ne se pliera jamais aux pressions de «l’idéal». Et c’est très bien comme ça. En d’autres mots, le bonheur n’est pas dans la recherche d’une perfection illusoire, mais dans l’acceptation d’une imperfection bien réelle qu’on appelle la vie.

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  • Chronique Psychologie

     

    Quand la vie virtuelle prend le dessus

    Publié par: Courrier de Portneuf

    le: 24 avril 2018

    dans: Psychologie 

     

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    Utilisés par tous et à tout âge, l’Internet (naviguer, chatter sur les réseaux sociaux, envoyer des SMS) et les jeux vidéo ne sont pas mauvais en soi, tout dépend de l’usage qui en est fait et de la finalité envisagée. Certains s’en servent pour s’amuser et agrémenter une vie déjà agréable. Ils peuvent se stimuler avec des jeux qui comportent des intrigues à résoudre ou des habiletés intellectuelles à développer ou vont chercher à améliorer leur dextérité. Il s’agit là d’une utilisation saine des jeux vidéo et d’Internet car il y a un partage de temps entre une vie réelle accomplie et une occupation dans un monde virtuel. On peut toutefois facilement basculer dans l’excès car il s’agit d’un monde sans limite où tout est mis en oeuvre pour qu’on ne s’y ennuie jamais. Personne aujourd’hui ne conteste l’existence du danger d’une dépendance en cette matière.

    Mais comment déterminer si un usage fréquent des jeux vidéo ou d’Internet demeure raisonnable? Le fait de pratiquer ces activités pendant quelques heures quotidiennement soulève déjà bien des questions. De quoi l’utilisateur a t-il tant besoin? Sa vie lui semble-t-elle vide de sens à l’extérieur des appareils électroniques et cherche-t-il à fuir cet état désagréable d’ennui? Sent-il qu’il a enfin du pouvoir dans sa vie en jouant, par exemple, à des jeux de rôles où son «avatar» (représentation informatique d’un internaute) est une version idéalisée de lui-même? Vit-il de l’anxiété à l’idée de rencontrer des gens et souhaite-il ainsi éviter les contacts avec autrui?

    D’autres indicateurs peuvent aussi nous permettre de déceler une dépendance: la préoccupation concernant Internet et les jeux vidéo; l’apparition de symptômes de sevrage lorsque ces activités ne sont pas disponibles; la tentative infructueuse de contrôler leur usage; leur utilisation excessive malgré la reconnaissance des effets négatifs; le besoin d’y consacrer de plus en plus de temps pour ressentir le même effet recherché; la perte des intérêts qui existaient avant l’usage abusif d’Internet ou des jeux vidéo.

    Enfin, chez les enfants et les adolescents qui ne bénéficient pas d’un contrôle parental concernant l’usage des technologies, il n’est pas rare de voir se développer des problèmes de sommeil qui, à leur tour, causent souvent des difficultés d’attention en classe et des problèmes de mémorisation ainsi que de la « cyberrêverie ».

    Incidemment, les enfants et les adolescents ayant un besoin impératif de s’adonner à du jeu libre, de socialiser et d’interagir avec leurs parents pour leur sain développement psychologique, il serait néfaste de les laisser totalement libres dans ce domaine. La cyberdépendance peut bouleverser notre vie et celle de nos proches. Pour se protéger de celle-ci comme de toutes les autres dépendances, il faut se rappeler que la modération à toujours meilleur goût.

     
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    PSYCHO-POP
    PAR JULIE CHAMPAGNE

    LA PANNE DE DÉSIR AU MASCULIN, OUI, ÇA EXISTE!

    Selon la croyance populaire, les hommes auraient un appétit sexuel sans fin... Du coup, quand notre chère et tendre moitié recourt au subterfuge de la migraine pour repousser nos avances, les pires scénarios se bousculent dans notre tête. C'est grave, docteur?

    LA LIBIDO EN VEILLEUSE

    Finis, les ébats spontanés et les folles envolées des premiers temps! Peu importe les bouteilles de champagne et les artifices pigeonnants proposés par Victoria's Secret, notre lit est maintenant le sanctuaire des ronflements. Notre homme aurait-il la libido en mode veille? Tout d'abord, qu'on se le dise: les périodes de disette sexuelle ne sont pas l'apanage des femmes.

    MÊME CHEZ LES HOMMES, LA PANNE DE LIBIDO NE S'ENRACINE PAS TOUJOURS DANS DES CAUSES PHYSIQUES.

    "On serait probablement surprise de connaître la vraie incidence du manque de désir masculin, explique la sexologue clinicienne Amélie Blanchette. Si les femmes avec une faible libido sont toujours plus nombreuses que les hommes pris avec le même problème, les gars qui consultent se sentent souvent plus inadéquats que les femmes."

    Que ce soit par embarras ou par pudeur, les hommes parlent rarement de leur absence de libido, convaincus que la baisse de désir est une affaire de femmes. "Ce qui me frappe le plus, c'est à quel point ces hommes ont honte, poursuit la sexologue. Ils se battent contre le préjugé selon lequel les hommes doivent toujours être "allumés". Ils doivent affronter leur propre définition de la virilité." Leurs partenaires, qui pratiquent elles aussi l'omerta de la couchette, font face à une situation difficile. Elles se demandent ce qui cloche chez elles, remettent en question leur pouvoir de séduction, soupçonnent leur homme d'avoir une maîtresse... "Quand un homme a une panne de désir, il arrive que sa femme ne se sente plus désirable, explique Mme Blanchette. Bien souvent, il ne sait plus comment lui expliquer qu'il ne ressent pas plus de désir pour une autre femme." Selon la sexologue, il importe aussi de faire la différence entre un gars qui n'a jamais eu une forte libido et un homme qui a une forte énergie sexuelle, mais qui ne ressent plus de désir pour sa partenaire. "Dans le dernier cas, on parle d'un trouble relationnel, et non d'une panne de désir."

     

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    LE SAVIEZ-VOUS?

    Selon une étude britannique, le mauve, présent dans la chambre à coucher, stimule plus la libido que les autres couleurs!

     

    SI C'ÉTAIT DANS LA TÊTE?

    Pendant huit mois, François a eu une libido agonisante. "J'aimais toujours ma blonde, mais sur le plan sexuel, c'était le calme plat, dit ce gestionnaire de 38 ans. Peu importaient ses tentatives et son approche: je restais de marbre. Ce n'était rien de personnel: j'étais simplement lessivé, préoccupé, anxieux... L'envie n'y était pas. Mon employeur effectuait alors des coupures massives, et la perspective de perdre mon emploi me rongeait jour et nuit." Surprise, surprise! Même chez les hommes, la panne de libido ne s'enracine pas toujours dans des causes physiques. "On associe souvent un désir défaillant à une baisse de testostérone, explique Amélie Blanchette. C'est parfois le cas, mais pas toujours. Certains hommes subissent une baisse de désir sans avoir de baisse de testostérone. On ne peut pas tout mettre sur le dos des hormones."

    Bref, malgré les stéréotypes, les hommes seraient, eux aussi, prisonniers de leurs états d'âme. Travail, stress, soucis familiaux, surmenage, fatigue... La sexualité au masculin est, en fait, beaucoup plus complexe qu'on voudrait nous le laisser croire. "Les hommes sont des êtres sensibles, et leur libido peut être influencée par des facteurs psychologiques, explique la sexologue. Toutefois, si les femmes parlent assez spontanément du poids de leurs responsabilités, les hommes sont généralement moins expansifs sur le sujet."

     

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    LA PREMIÈRE ÉTAPE EST DE CHERCHER À ÉLIMINER LA PRESSION LIÉE À LA PERFORMANCE.

    DES IDÉES POUR SE RETROUVER

    Comment détecter un trouble de libido si notre amant refoule ses sentiments? Eh bien, nous devons garder les yeux ouverts! Bine entendu, si l'idole de nos nuits nous rabroue un soir en prétextant un rendez-vous important le lendemain, inutile de faire notre baluchon en affirmant que notre avenir conjugal est mort. Mais, si la situation perdure, la première étape est de chercher à éliminer la pression liée à la performance. "Il faut retrouver le plaisir de la séduction, conseille la sexologue. Il import de nous "reconnecter" par le jeu, de "mettre la table" pour les plaisirs sexuels. Ce qui ne veut pas dire que tous nos rapprochements se termineront dans la chambre à coucher! Il ne faut pas que le sexe devienne une autre tâche sur la liste des choses à accomplir, au même titre que vider le lave-vaisselle ou conduire notre fillette à son cours de ballet." Que ce soit par des caresses, des mots tendres ou de petites attentions, nous devons trouver ce qui nous permettra de renouer quotidiennement avec notre partenaire. "Certaines personnes sont plutôt verbales, d'autres, plutôt tactiles, constate Amélie Blanchette. Il suffit parfois d'une caresse dans le dos ou d'un baiser de quelques secondes avant de partir au boulot... Il n'y a pas de recette magique qui fonctionne pour tous les couples. Il faut discuter de la chose afin de trouver la tactique qui convient aux deux partenaires."

    POURQUOI CONSULTER UN SEXOLOGUE?

    La mission du sexologue est d'améliorer le "climat" d'une relation, et la thérapie est bénéfique à chacun des individus. Elle ne signe pas l'échec du couple ni les manquements d'un partenaire en particulier. Elle n'est pas un espace de jugement, mais un lieu d'échange neutre.

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  • tactiques de manipulation

    7 tactiques de manipulation utilisées par les personnes toxiques pour vous faire taire

     

    Les individus dits “toxiques” utilisent différents stratagèmes psychologiques pour avoir le contrôle sur les autres. Même si certains de ces comportements peuvent être adoptés inconsciemment par des personnes “saines”, la grande différence est que les personnes toxiques font un effort conscient pour manipuler autrui, et deviennent du même coup des experts dans ce domaine.

    Voici les  7 tactiques de manipulation :

    1. La projection mentale

    La projection est le mécanisme de défense des manipulateurs. C’est un trait distinctif de ces personnes : elles refusent de reconnaître ou même de percevoir leurs propres défauts, sont incapables d’assumer leurs actes. Elles peuvent donc faire et dire tout et n’importe quoi pour éviter d’être tenues responsables. C’est là qu’entre en scène la projection mentale : la personne ayant un comportement négatif, plutôt que de l’admettre, va déplacer la responsabilité en les attribuant à quelqu’un d’autre.

    Pour résumer, c’est comme si ce fardeau était trop dur à supporter, trop lourd à assumer pour elles, et qu’elles vous refilaient tout sur les bras en vous accusant ! C’est une réaction qui permet au manipulateur de se débarrasser de sa culpabilité et de sa honte inconsciente de lui-même. Il ne faut pas oublier que ces personnes sont souvent elles-mêmes malades.

    2. Le gaslighting

    Le gaslighting est une technique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à fausser le récit des évènements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, de sa propre santé mentale, de ce qu’elle a vu/écouté/ressenti. Cela passe par des petites affirmations insidieuses telles que “Ça ne s’est pas passé comme ça” “ Tu as tout imaginé” “Tu es fou/folle”, “Tu te fais passer pour une victime” …

    L’abuseur peut simplement nier avec un aplomb incroyable des faits qui ont pourtant eu lieu (comme si c’était la victime qui était “folle”), mais cela peut aller jusqu’à mettre en scène des évènements étranges pour désorienter la victime et la faire douter de sa santé mentale.

    3. La triangulation

    Faire intervenir l’opinion (réelle ou supposée), la perspective voire la menace d’une tierce personne : voilà à quoi se résume le principe de la triangulation. Ce stratagème est le plus souvent utilisé pour valider le point de vue abusif de la personne toxique tout en invalidant du même coup la réaction pourtant légitime de la victime face à l’abus.

    Elles adorent par-dessus tout faire intervenir une voire plusieurs personnes de leur entourage personnel (des collègues de travail, des amis, des ex-partenaires amoureux voire même des membres de la famille) afin de provoquer la jalousie, l’incertitude en vous. Ils peuvent également utiliser les opinions des autres pour valider leur point de vue.

    C’est un réflexe humain, bien connu par les rhétoriciens : lors d’une discussion, celui qui parvient à s’attirer les faveurs du public ou des témoins de la scène a “gagné” la dispute, quelle que soit la qualité de son argumentation. Après tout, si tous les autres (qui sont dans la pièce) sont d’accord avec lui, cela doit vouloir dire que vous avez tort, pas vrai ?

     

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    4. Stratégie de l’homme de paille

    Par exemple, si vous tentez de dire que vous n’êtes pas satisfait de la manière dont cette personne toxique vous traite, sa réaction pourra être de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, par exemple “ Donc je suis une personne méchante, c’est ça que tu penses ?” ou encore “Oh, donc toi par contre tu es parfait, hein?” alors que vous n’avez fait qu’exprimer votre sentiment légitime dans l’espoir de trouver une solution.

    À terme, ce comportement finit par invalider complètement votre droit à avoir et à exprimer des pensées ou des émotions, ce qui est évidemment gravissime. Pour ne rien arranger, cela instaure un sentiment de doute et de culpabilité permanente, à chaque fois que vous tentez d’établir des limites et des bornes à ne pas franchir.

    5. Menaces et chantage

    Le problème avec les personnes toxiques, les manipulateurs mentaux et autres pervers narcissiques, c’est qu’ils vous menaceront sans cesse, vous prendront en otage sans forcément passer par la violence physique. C’est finalement beaucoup plus traître et surtout, difficile à reconnaître comme une véritable forme de violence qu’une personne qui vous menacerait physiquement.

    Ne vous laissez pas faire, ce n’est pas parce qu’on ne vous menace pas physiquement que vous n’êtes pas victime de violences ! L’abus mental est une forme de violence bien réelle, que l’on a tendance malheureusement à reconnaître moins souvent.

    6. Le conditionnement destructeur

    Les personnes toxiques peuvent effectivement vous conditionner lentement pour que vous finissiez par associer mentalement toutes vos forces, vos talents, tous vos beaux souvenirs et tous les moments heureux de votre vie avec la souffrance, la frustration, le malheur. Comment font-elles cela ?

    En insinuant au quotidien, de manière tout à fait innocente, des attaques contre des qualités, des traits de caractère ou des choses que vous idéalisez, qui vous définissent ou que vous prenez pour modèle. En plaçant ces associations cachées avec vous, sans même que vous ne le remarquiez, ils vous changent lentement et au fil du temps, vous apprennent à vous haïr.

    7. Rabaissement public

    Si une personne à tendance toxique ne parvient pas, en dépit de ses efforts, à modifier la manière dont vous vous percevez vous-même, ils tenteront de contrôler et de changer la manière dont les autres personnes vous perçoivent.

    Par exemple, devant des témoins, ils peuvent changer subitement de comportement et se mettre à jouer les martyrs, de sorte que — ironie du sort — c’est vous qui passez pour la personne toxique ! Cela peut aller loin, ils peuvent même finir par harceler vos proches pour ”exposer la vérité” à votre sujet.

     

    https://www.sain-et-naturel.com/7-tactiques-de-manipulation-taire.html

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