• UN PASSÉ QUI ÉCLAIRE

    UN PASSÉ QUI ÉCLAIRE.

     

    COURRIER DE PORTNEUF

    MERCREDI 18 MARS 2015

     

    CHRONIQUE PSYCHOLOGUE

    Geneviève Lapointe, Psychologue

     

    UN PASSÉ QUI ÉCLAIRE

     

    Une femme d'une trentaine d'années se demandait pourquoi elle n'arrivait pas à s'affirmer devant ses patrons. Ceux-ci pouvaient lui demander de rester plus longtemps après le travail pour compléter des dossiers ou encore lui imposer des dates de remise de travaux difficiles à respecter, ne lui laissant que peu de temps pour exécuter les opérations attendues. Elle ne voulait surtout pas les décevoir. Devant ces exigences qui lui paraissaient élevées, elle redoublait d'efforts pendant qu'un jour on la reconnaîtrait pour sa valeur. Elle s'est dit qu'ils ne pourraient faire autrement que de l'apprécier. Mais venait, en même temps que cette attente déçue, le sentiment de douter d'elle, une impression de ne pas être à la hauteur, de ne jamais en faire assez. Cette situation ne pouvait que provoquer un épuisement. Mais sa fatigue, elle l'attribuait à d'autres facteurs; soirées prolongées, ennuis de santé, etc.

     

    Une de ses grandes amies, à qui elle se confiait, avait compris ce qui se passait à l'intérieur d'elle. Cette femme doutait d'elle-même depuis bien plus longtemps. Elle avait eu un père qui l'aimait bien, mais qui était peu attentif à elle, cultivant ses affinités avec ses fils. Comme petite fille, elle n'arrivait pas à attirer son regard ni à se sentir adéquate et valable à ses yeux. Cette fillette cherchait de façon normale à susciter un regard constructif de la part de son père mais ce désir s'est transformé en u ne quête effrénée d'obtenir els bonnes grâces de celui-ci. En même temps, elle était aussi préoccupée à ne pas trop en faire afin de ne pas l'importuner. Elle s'est donc mise à craindre de développer sa propre identité, d'exploiter ses idées, ses goûts, ses fantaisies par peur de déplaire ou de prêter flanc à des critiques de la part de son père. Du même souffle, elle avait attribué beaucoup de force à la figure masculine. Sa propre couleur et sa féminité ont été rapidement mises entre parenthèses.

     

    L'amie de cette jeune femme savait aussi que malgré les années qui passent, les besoins du cœur, eux, n'ont pas la notion du temps! Son désir d'attirer positivement l'attention sur elle était toujours présent et on pourrait même dire qu'il se faisait justement plus insistant en avançant en âge. En fait, elle attendait toujours une confirmation de sa valeur en provenance de ses supérieurs. Elle n'avait jamais su comment s'offrir à elle-même une satisfaction du travail accompli. Son amie avait conscience qu'il n'est jamais trop tard pour l'apprendre et qu'il ne suffit parfois que d'une personne sur son chemin qui nous écoute vraiment pour faire germer le désir d'aller plus loin en soi.

     

    Geneviève Lapointe

    578, route 138, bur. 210

    Neuville (Qc) G0A 2R0

    418 909-0577

     

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